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 L'histoire du graffiti

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greg_927
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MessageSujet: L'histoire du graffiti   Jeu 11 Mai 2006, 19:42

Histoire du graffiti

Les graffitis ont une grande importance en archéologie : ils font partie, avec les textes épigraphiques, des témoignages écrits non littéraires et souvent populaires. Les graffitis antiques étaient principalement des annonces électorales, des messages de supporters à certains athlètes (sportifs ou gladiateurs), à contenu politique, religieux, érotique ou pornographique, etc.

On peut encore en lire à Pompéi (le graffiti ci-contre provient de Pompéi ; il est tiré de la villa dite « des mystères »), l'un des rares sites antiques où les graffiti aient été conservés. En effet, ils sont par essence de nature éphémère, soit que le dessin ou l'inscription se soient effacés avec les siècles, soit que le support ait été nettoyé (voire détruit).

Les préhistoriens relèvent également des graffitis, dans les grottes ornées, où ils avoisinent avec des peintures rupestres. Mais peut-on parler de « graffitis préhistoriques » ?

Le Mur de Berlin est un autre exemple d'utilisation politique des graffitis.


Graffitis contemporains (Graffs)

Supports
Les supports, le plus souvent urbains, sont architecturaux : murs, portes, surtout sur les bâtiments publics. Les véhicules de transport en commun (métro, trains...) sont également très utilisés.

Le graffiti étant maintenant considéré comme une certaine forme d'expression artistique, des supports lui sont parfois consacrés. C'est le cas au Forum de Barcelone de 2004, où un mur entier lui est réservé.


Contenus
Pour cette raison, le graffiti peut être le lieu de la revendication et d'une expression non censurée, d'autant plus quand le support choisi est peu visible (murs ou portes de toilettes publiques, de parkings souterrains...) : à ce titre, le contenu des messages véhiculés, picturalement ou par des mots, se montre souvent violent, cru voire ordurier et choquant pour la morale. Le graffiti peut donc permettre l'expression indirecte (car le graffiti, même signé par un pseudonyme, reste relativement anonyme) des opinions politiques, des pensées ou des réflexions socialement réprouvées. Par exemple, les graffitis visibles à Barcelone sont très souvent orientés politiquement : ils peuvent révéler la spéculation immobilière dont certains quartiers populaires sont victimes, font l'apologie de la liberté d'expression ou dénoncent les dérèglements urbains (bruit, salissures).


Historique
Dans la culture hip hop, le graffiti est une forme d'expression urbaine prégnante, qui puise son inspiration dans la rue. Ce type de graffiti est né à New York à la fin des années 1960, par l'apparition de tags, notamment dans les métros et trains de banlieue. Face à l'importance de ces tags, certains ont développé un style afin de se démarquer, par des lettres pleines notamment.

Le graffiti, en plus de sa dimension de détournement de la publicité urbaine omniprésente, s'est généralisé en une tentative de détournement général du milieu urbain ; des graffeurs new-yorkais ont alors commencé à voyager et à apporter cette pratique en Europe. La scène européenne s'est développée avec notamment Futura2000 au début des années 1980 ; puis elle s'est écartée du style new-yorkais avec des graffeurs tels que Bando ou Mode2 ou BAR.

Aujourd'hui le mouvement graffiti se compose de différentes personnalités aux ambitions très variables. Les graffeurs agissent seuls ou en équipe (crew), comme les BBC, 156, CTK, VEP, 90DBC, UV, TPK, CMP,et les VLB.

Une nouvelle vague d'individu(e)s agissent solitairement et loin des villes ,certain(e)s y ont vus un retour à la nature de ce (non-)art et l'ont qualifié de "roots".


Tags et graffitis
Le graffiti se compose de nombreux courants et techniques (wildstyle, freestyle, 3D, flops, méca, end to end, etc.), qui, sans se mélanger, se recoupent. Certains tageurs opèrent dans un style dit hardcore, qui consiste à laisser sa marque sur les murs des villes sous formes de signatures, ou tags, plus ou moins travaillées, de chromes (peinture massive sans détails, généralement bicolore en noir et chrome), de flops ou de throws-up (lettrage exécuté rapidement généralement d'un seul trait, qui doivent leur nom à leur forme très arrondie). Le but est d'impressionner, plus par la difficulté et les risques courus par la pose du graffiti sur un support exposé, que par la qualité visuelle.


Il est là difficile de parler d'art car la pose de ces graffitis entraîne une dégradation de plus en plus visible de certains bâtiments, lesquels, par cet aspect délabré, entretiennent la laideur des zones périurbaines et des banlieues, source de mal-être pour ses habitants. Les villes de France consacrent du reste une partie de leur budget municipal au nettoyage des bâtiments « tagués », d'autant plus quand ils sont anciens et historiques ou neufs (voir plus bas). Cette démarche artistique n'est pas encore bien comprise des personnes non averties. Les artistes français les plus talentueux dans cet aspect du Graffiti sont entre autres COLORZ, SIGN, SQUAT, PSY, JONONE, SMAT, NASTY, SLICE, O'CLOCK, TRANE, BABOO, EKER, MOZE, SIER, LT27 Crew, GT, etc.... Ce mouvement peut aussi prendre une dimension politique dans des pays opprimés, on se souvient notamment du mur de Berlin.

D'autres grapheurs, cependant, tendent à une démarche réellement artistique, créent des fresques aux couleurs multiples et aux formes compliquées, retraçant sur les murs et les trains une certaine vision du monde qui les entourent (c'est le cas au Forum de Barcelone ; voir plus haut). Parmi les artistes actuellement reconnus sur la scène française du graffiti, on peut citer André, la trumac . Le graffiti possède une variété de style, d'écoles, telles que le style New-Yorkais, Européen ou Allemand, plus axé sur un travail de 3D.

Il serait pourtant délicat de vouloir à tout prix distinguer de « bons » graffeurs respectueux de la communauté et de « mauvais » graffeurs vandales, parce que souvent, ce sont les mêmes auteurs qui produisent les plus belles fresques d'une part et qui saccagent des rames de métro, peignent sur les vitrines des boutiques, d'autre part. La répression actuelle force cependant beaucoup à se positionner, les uns se radicalisant dans le vandalisme et les autres cherchant à être véritablement peintres, officiant sur des murs autorisés, éventuellement en étant rémunérés pour le faire.

Le tag est néanmoins impossible à dissocier de la fresque[1] car celle-ci en est la base, la source, et le moyen de faire connaître et reconnaître l'auteur. Le graffiti vandale, pour un « fresqueur » correspondrait au « quatre par trois » du publiciste : c'est la présence par la quantité, sans toutefois forcément négliger la qualité.


Graffitis et art contemporain

Bien que le graffiti puisse être considéré comme un jeu ou un acte narcissique adolescent il peut constituer un art à part entière, le graff authentique, celui de Darco par exemple, ne reproduit que de la calligraphie pure, jamais de personnages, il constitue aussi un des volet de l'art éphémère, partie importante de l'art contemporain, et a été à l'origine du travail de peintres contemporains comme Jean-Michel Basquiat qui n'a jamais fait de graffiti, il faut le savoir ; et Cy Twombly ou encore les artistes du mouvement dit Figuration Libre, ce qui explique que, de plus en plus souvent, le graffiti trouve une place légale et acceptée sur des supports qui lui sont consacrés.


Graffitis d'écoliers
Découlant directement des gravures sur bois des écoliers dans les années 1980, le school burning est un style de graffitis qui s'apparente à des lettrages bâtons insérés dans des formes rectangulaires qu'on appelle cartouches. Le volume de la lettre apparaît en contre-forme et révèle le support sur lequel il a été réalisé (d'où la préférence d'une matière tendre comme le bois pour les jeunes écoliers qui souhaitent faire des gaufrages dans leurs tables). Quelques exemples de formes graffitiques d'écoliers sur http://bruleursdecoles.free.fr/


Le plus grand graffiti au monde

Esquisse sur le mur du stadeEn 1991, Groover réalise un projet unique en son genre. Il s'attaque, seul, à l'enceinte de 600 mètres du grand Stade de Baie-Mahault en Guadeloupe. Performance qui aurait dû être enregistrée dans le Guinness Book des records comme étant le plus grand Graffiti au monde réalisé par un seul homme. Agé alors de 21 ans, il peut laisser s'exprimer sans entrave toute sa créativité au travers de cette fresque géante. voir le graffiti

Le plus grand graffiti au monde réalisé par plusieurs personnes différentes a sans doute été le mur de Berlin, avant sa démolition.

Groover


La lutte contre les tags

Raisons
La présence de tags est jugée par les municipalités et les entreprises comme nuisible à leur attractivité.

La SNCF évalue à 5 millions d'euros annuellement les frais de nettoyage de graffitis sur ses trains. De nombreuses municipalités consacrent une partie de leur budget au nettoyage des graffitis. Enfin, certains graffeurs ont pris l´habitude de graver leurs signatures afin de les rendre indélébiles (sur les vitres des abribus, des cabines téléphoniques, les vitrines des commerçants, etc.).


La lutte par les moyens techniques
La prévention

Murs d'expression libre
Commandes de décorations urbaines
Produits anti-tags

La réparation

Le jet de sable

La lutte par les moyens judiciaires

L'affaire de la SNCF
Les faits


Début 2003, en France, une vaste enquête regroupant des agents de la Police nationale, de la SNCF et de la RATP, a abouti au démantèlement d'un vaste réseau de 150 graffiteurs (ou graffeurs) qui depuis 1999 auraient causé plusieurs dizaines de millions d'euros de dégâts.

Le but du jeu pour une bande de tagueurs est de délimiter son territoire ou de conquérir un autre territoire en le marquant, selon un code de conduite et des règles d'honneur. Les wagons de train qui roulent et parcourent de longues distances sont une cible de choix car les tags vont pouvoir être vus par beaucoup de gens.

Une autre motivation était la « punition » qu'ils pouvaient infliger à la société par le fait de couvrir de tags, l'extérieur comme l'intérieur, des wagons lorsqu'un des membres de leur bande était arrêté (le terme de « pourrir » est parfois utilisé par les graffeurs pour qualifier certaines actions). On retrouve là la valeur dénonciatrice et rebelle du graffiti.

Longtemps la RATP comme la SNCF n'ont pas réagi car leur direction ne voulait pas paraître répressive envers les délinquants, alors qu'un ministre de la culture, Jack Lang, avait élevé les graffitis au rang d'art. Le phénomène était donc en pleine expansion, d'autant plus que le risque encouru n'était pas bien important puisque le tagueur n'était poursuivi, en cas de flagrant délit, que pour le tag qu'il était en train de dessiner.

De plus, le petit monde des grapheurs s'organisait de façon quasi-professionnelle et disposait de sites Internet et de journaux et de revues spécialisées comme Graff it. Sur le terrain, ils utilisaient des téléphones portables, dans certains cas volés pour éviter d'être repérés [2], les messageries, et surtout travaillaient en groupe de huit à dix personnes au minimum avec des guetteurs.

Cependant plusieurs faits ont poussé les responsables de ces sociétés à réagir :

alors que la SNCF pensait que les voyageurs n'étaient pas gênés par la vue de ces tags, un sondage commandé à l'IFOP a permis d'établir que 85 % des voyageurs interrogés trouvaient ces tags dégradants pour les biens et les lieux, et pouvaient être vécus comme une agression, car selon eux, un lieu tagué sans aucun motif artistique, semble encore plus insalubre et mal famé ;
le montant des réparations, comptabilisé dans une ligne à part, a montré que la SNCF avait dépensé plus de cinq millions d'euros dans la seule année 1998 pour effacer les graffitis ;
les graffitis ont évolué et, de plus en plus, il s'agissait de graver sur les vitres de wagons, à l'aide de pointes au tungstène et même de projection à l'acide sur l'acier des wagons, afin de créer des signatures indélébiles ;
selon un rapport, le personnel chargé de détaguer est « las de frotter pour un résultat médiocre, las de retrouver tagués les trains, les murs des bâtiments, les revêtements de souterrains et des couloirs » ;
de plus en plus d'incidents avaient lieu : altercations avec le personnel, agressions de voyageurs qui protestaient, matériels roulants et matériels de sécurité endommagés, premiers accidents de tagueurs sur la voie ferrée engageant la responsabilité des sociétés de transports puisque les voies sont une propriété privée, risques de survenance d'un accident majeur.

L'organisation de la lutte

En 1999, la SNCF se dota d'une mission Propreté qui commença par prendre des contacts sérieux avec la Police nationale et se dota de ses propres agents enquêteurs, munis d'appareils photos numériques afin de photographier le maximum de graffitis dans tout l'hexagone.

Quelques magistrats prirent conscience de l'ampleur du phénomène et à partir de 2001 demandèrent aux policiers de remonter jusqu'aux auteurs des revues et des sites Internet, de répertorier les tags afin de différencier les bandes, afin de les traduire devant la Justice. Désormais, la Justice souhaitait poursuivre un tagueur pris, non plus seulement sur un fait de flagrant délit mais sur l'ensemble des tags qui présentent une même signature et des mêmes caractéristiques.

À partir de juin 2001 l'organisation de la lutte anti-tagueurs commença à monter en puissance :

toutes les photos de tags prises par les agents de la SNCF sur toute la France et de la RATP sur la région parisienne furent centralisées, répertoriées et analysées par des spécialistes, afin d'attribuer chaque graffiti à la bande responsable ;
les policiers, peu à peu, remontèrent les filières des sites et des journaux, grâce aux agendas et aux papiers saisis, de plus en plus de membres de bandes furent arrêtés. Lors des perquisitions, les policiers ramenèrent divers éléments de preuve : revues, carnets d'adresses, agendas, sites Internet, contenus des messageries et adresses IP des correspondants, numéros de téléphones portables, informations permettant de pénétrer de nuit dans les bâtiments et garages de la SNCF et de la RATP, avec parfois le double des clés ;
certains graffeurs prirent peur. Un collectif d'avocat commença à donner dans les revues des conseils aux tagueurs en cas d'arrestation.

Les procès

Le premier procès a eu lieu en 2003 à Versailles. Il n'était plus question d'amendes légères contre les 150 personnes poursuivies : la SNCF et la RATP avaient demandé d'importantes sommes en dommages et intérêts. Pour la seule SNCF, le montant s'élève à 1,3 million d'euros, d'autant plus qu'il s'est avéré que certains des tagueurs avaient des métiers lucratifs dans la publicité ou le graphisme.

Un autre procès s'est déroulé en 2004 ; la SNCF requérait à l'encontre de journaux ayant représenté des fresques sur train, considérant que cela était une incitation au viol de la loi. La SNCF réclamait la suppression pure et simple de ces journaux en réclamant 150 000 euros. À l'issu de ce procès, les journaux furent acquittés. La décision a été saluée par la Ligue des Droits de l'Homme, car selon elle, c'est le reflet d'une répression parfois abusive, notamment concernant les sites sur Internet.

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MessageSujet: Re: L'histoire du graffiti   Jeu 11 Mai 2006, 23:50

tu pourrais parlé du documentaire comme a vu aussi
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